Question posée à ChatGPT 5.2
Comment réagir sur les réseaux sociaux quand nous sommes confrontés à de la mauvaise foi, principalement lorsque des personnes tiennent des discours à tendance complotiste. Suggère-moi quelques stratégies possibles.
Réponse
Ta question est très saine : il n’y a pas de « bonne » réaction universelle, seulement des choix plus ou moins coûteux pour toi selon le contexte. Les discours de mauvaise foi et complotistes sont épuisants par nature, car ils déplacent la charge de la preuve et transforment toute contradiction en attaque personnelle. Voici plusieurs stratégies possibles, avec leurs avantages, limites et quand les utiliser.
1. Ne pas répondre (silence stratégique)
Quand l’utiliser
- Tu sens que la personne ne cherche pas à comprendre, seulement à provoquer.
- Le débat est public et risque de devenir un spectacle.
- Tu es fatigué ou à court d’énergie.
Pourquoi ça marche
- Beaucoup de discours complotistes se nourrissent de confrontation.
- Le silence ne valide pas le propos, il refuse simplement le jeu.
Limite
- Le contenu reste visible et peut influencer d’autres personnes.
👉 Variante utile : muter ou masquer sans supprimer, pour préserver ton énergie sans rupture visible.
2. Supprimer ou restreindre l’accès (hygiène mentale)
Quand l’utiliser
- La personne poste régulièrement des contenus toxiques.
- Tu n’as aucune relation affective ou professionnelle forte avec elle.
- Tu constates que ça te met en colère ou t’atteint durablement.
Pourquoi c’est légitime
- Les réseaux ne sont pas un espace public neutre : ce sont tes espaces relationnels.
- Se protéger ≠ censurer.
Limite
- Peut renforcer leur sentiment de persécution (mais ce n’est pas ta responsabilité).
3. Répondre brièvement, sans débattre
Exemples
- « Je ne partage pas cette analyse. »
- « Je trouve cette source peu fiable. »
- « Je préfère des informations vérifiées sur ce sujet. »
Quand l’utiliser
- Pour poser une limite claire, sans entrer dans l’argumentation.
- Pour signaler aux autres lecteurs que ce discours n’est pas consensuel.
Pourquoi c’est efficace
- Tu ne t’exposes pas au déluge de fausses infos.
- Tu refuses le rôle de “débunker professionnel”.
4. Questionner plutôt qu’affirmer
Exemples
- « Comment distingues-tu une info fiable d’une intox ? »
- « Quelles seraient, selon toi, des preuves qui te feraient changer d’avis ? »
- « Pourquoi cette hypothèse serait-elle plus crédible qu’une autre ? »
Quand l’utiliser
- En discussion privée ou avec quelqu’un que tu connais bien.
- Quand tu veux tester s’il reste une ouverture.
Limite
- Face à la mauvaise foi assumée, ces questions seront souvent esquivées.
5. Nommer le problème sans attaquer la personne
Exemples
- « Ce type de discours repose souvent sur des raccourcis ou des soupçons difficiles à vérifier. »
- « Le ton utilisé rend le dialogue compliqué. »
- « Présenter des désaccords comme une manipulation empêche toute discussion. »
Quand l’utiliser
- Si tu veux défendre des standards (rigueur, nuance, respect).
- Dans un espace où d’autres lisent.
Risque
- Tu peux être catalogué comme “ennemi”, mais ce risque existe dès que tu ne consens pas.
6. Choisir consciemment tes batailles
Pose-toi ces questions avant de répondre :
- Est-ce que cette discussion peut réellement aider quelqu’un ?
- Est-ce que je parle à la personne ou à l’audience silencieuse ?
- Est-ce que j’ai l’énergie pour ce que ça va entraîner ?
Si la réponse est non → tu as le droit de passer ton tour.
7. Déplacer la discussion hors des réseaux
Avec des proches :
- « Ce genre de sujet est trop inflammable pour être discuté ici. Si tu veux, on en parle calmement en privé. »
Souvent, la radicalité baisse hors scène publique.
En résumé
- Tu n’as aucune obligation morale de débunker.
- Se protéger n’est pas fuir.
- Poser des limites claires est souvent plus puissant que convaincre.
- Le complotisme transforme le désaccord en hostilité : ce n’est pas toi qui crées le conflit.